Edition du livre Polaroid Love

© Florence Jamart

Hésitant entre immaginaire et réalité, ces polaroids constituent un journal photographique de Florence Jamart, photographe. Les polaroids sont réalisés entre 2014 et 2017 avec un appareil photo instantané Polaroid Land 250.

Olivier Innocenti / Directeur Artistique du collectif Monaco Arts Contemporains

Olivier INNOCENTI, multi instrumentiste/ Compositeur – http://www.olivierinnocenti.com
Actuellement, Directeur Artistique et Co-fondateur de MONACO ARTS CONTEMPORAINS depuis 2011.

Performeur, compositeur, instrumentiste (accordéon de concert, bandonéon, eigenharp).

Professeur du conservatoire de la ville de Paris (Charles Munch) ; de Paris vallée de la Marne et du Val d’ Yerres

Compositeur / pédagogue intervenant au CNSAD

Membre régulier des jurys de concours du C.N.S.M.D.P

Tuteur aux CFEDEM Rouen et Rueil Malmaison et Pole Supérieur Bourgogne et Aubervilliers.

Parcours, expériences musicales

Olivier Innocenti est né le 24 Janvier 1974 à Monaco. Il est de nationalité française.

Il a suvi ses études musicales tout d’abord à l’Académie de Rainier III de Monaco de 1982 à 1996 :

 – Classe de Christiane Bonnay / accordéon de concert

 – Classe de Jean-Louis Luzignant – harmonie, orchestration

Puis, ses Études en cycle spécialisé et cycle perfectionnement, à la ville de Paris (dans la Classe de Max Bonnay).

Grâce au soutien de la S. O. G. E. D. A, il a pu participer à des masterclass auprès de:

– Friedrich Lips – Professeur à l’Institut Gnessine de Moscou 

– Elsbeth Moser – Professeur à la Musikhochschule d’Hanovre

– Yvan Koval – Professeur à l’Académie Franz Liszt de Weimar

– Teodoro Anzellotti – Professeur à la Musikhochschule de Freiburg

– Matti Rantannen – Professeur à l’Académie Sibelius d’Helsinki

Dans ce cadre, il a obtenu les récompenses suivantes :
– Premier Prix (Classe de Christiane Bonnay) à l’Académie de Musique Prince Rainier III de Monaco ;
– Premier Prix avec les félicitations du Jurys des conservatoires centralises de la ville de Paris ;
– Premier Prix du concours international Roodpoort International Music Festival de Johannesburg.

Son activité d’instrumentiste l’amène à jouer régulièrement avec :

L’Orchestre National de France; l’Orchestre de la Radio de Stuttgart; l’Orchestre de l’Opéra National de Lyon; l’Orchestre Philharmonique de Radio France; l’Orchestre Philharmonique de Monte Carlo; l’Orchestre de Cannes; L’Orchestre de Paris ; l’Orchestre Des Pays de Savoie; l’Orchestre Colonne; l’Ensemble Ars Nova; l’Ensemble Orchestrale Contemporain de Lyon; Le sextuor à Cordes Nord Pas de Calais ; Les solistes de l’Orchestre de Rouen;l l’Orchestre de l’Opéra National de Paris.

Sous la direction de : Peter Eötvös, Kent Nagano, Ermano Florio, Gian Luigi Gelmetti, Daniel Kawka, Pinchas Steinberg, H K Gruber, Bernhard Kontarsky, Kwamé Ryan, Paul Connelly, Olivier Knusen, Jirí Belohlávek, Jakub Hrüsa, Claire Gibault, Ilan Volkov, Anu Tali, Susanna Mällki ,Kurt Masur, Seiji Ozawa

 On peut l’entendre dans :
– Concerto pour Bandonéon et Orchestre d’Astor Piazzolla (Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo) ;
– Les Sept Dernières Paroles Du Christ de Sofia Gubaidulina (Orchestre de Cannes, Orchestre des Pays de Savoie) ;
– Trois Sœurs de Peter Eötvös (Orchestre Philharmonique de Radio France & Orchestre de l’Opéra National de Lyon) ;
– Éloge de la Radio de Denis Levaillant (Ensemble Orchestral Contemporain de Lyon) ;
– La Petite Danseuse de Degas de Denis Levaillant (Orchestre de l’Opéra National de Paris)
– l’Opéra de la Lune de Denis Levaillant (Orchestre Philharmonique de Radio France) ;
– Un Secreto d’Importanza de Sergio Rendine (Orchestre de la Radio de Stuttgart) ;
– In Memoriam Bertold Brecht de Paul Dessau (Orchestre Philharmonique de Radio France) ;

– Juliette ou la clé des songes de Bohuslav Martinu (Opéra National de Paris) ;
– Concerto pour violoncelle et orchestre de Walter Zimmerman (Orchestre Philharmonique de Radio France) ;
– Espace Dernier de Mathias Pinscher (Opéra National de Paris) ;
– Suite Jazz n°II de Dimitri Chostakovitch (Orchestre National de France) ;
– Correspondances d’ Henri Dutilleux (Orchestre National de France et Orchestre de l’Opéra National de Paris) ;
– Replica de Peter Eötvös (Orchestre Philharmonique de Radio France) ;

– Wozzeck d’Alban Berg (Orchestre de l’Opéra National de Paris) ;
– Kol Od (Chemins VI su Sequenza X) de Luciano Berio (Orchestre Philharmonique de Radio France) ;
– Le Temps/ L’Horloge d’ Henri Dutilleux (Orchestre National de France) ;

– Lévitation de Peter Eötvös (Orchestre Philharmonique de Radio France) ;

– Faust de Philippe Fenelon (Opéra National de Paris) ;

– L’Opéra de Quatre Sous de K.Weill (Comédie Française) ;

– Le Bal d’Oscar Strasnoy (Orchestre National de France) ;

– Chemin V de Luciano Berio – (Orchestre Philharmonique de Radio France) ;

– Élégie de Jörg Widmann (Orchestre National de France) ;

– Au Monde de Philippe Boesmans (Orchestre Philharmonique de Radio France) ;

– Busking de H K Gruber (Orchestre Philharmonique de Radio France et Orchestre de Paris) ;

COMPOSITIONS / Musique Originale

Parallèlement à ses études instrumentales, il pratique l’harmonie, l’écriture et l’orchestration auprès de Jean-Louis Luzignant et l’improvisation générative auprès de Jean- Michel Bossini.

Entre 1996 et 2011 il se forme à la composition électroacoustique et à la direction artistique auprès de Christophe Oger/Studio Nelson.

A partir de 2005, il compose pour la scène et l’image,et rentre en collaboration avec des personnalités du monde du théâtre, de la danse et des arts contemporains tels que Niels Arestrup, Xavier Gallais, Laurent Fiévet, Abou Lagrra, Zazie…

Olivier Innocenti compose les musiques originales de :

– Lettres à un jeune poète de R.M Rilke (Théâtre Labruyère – mise en scène Niels Arestrup)
– Épouses républicaines de Jim Harrison (Ciné 13 Théâtre – mise en scène Niels Arestrup)
– Le candidat (Réalisation de Niels Arestrup (ADR Production – réalisation Niels Arestrup)
– Beyrouth Hôtel de Rémi Devos (Studio de la Comédie des Champs Elysées – Niels Arestrup)

– Le bout de la Route de Jean Giono (Théâtre de la comédie de st Etienne, La Cartoucherie- Théâtre de l’Aquarium – François Rancillac)

– ‘Amazone’ Zazie / P.Paradis / O.Innocenti

(Mercury Universal)

– Faith en collaboration avec l’artiste visuel Laurent Fiévet

(Les Journées du Patrimoines Église St Médart Brunoy)

– Decade en collaboration avec l’artiste visuel Laurent Fiévet

(Fondation de Monaco/ Paris ; Cinémathèque de Toulouse)

– Dragon Kiss en collaboration avec l’artiste visuel Laurent Fiévet (Festival Semaine des Arts Contemporains de Pauillac, Foire d’Art Contemporain de Marseille)

– A Drop Of Milk en collaboration avec l’artiste visuel Laurent Fiévet (Commande pour la cérémonie d’inauguration de travaux à l’Église St Pierre de Plaisir)

– El Djourdour (les Racines) chorégraphie d’Abou Lagraa

Ballet contemporain d’Alger (Grand Théâtre de Provence, Scène Nationale les Gémeaux, Théâtre National de Chaillot)

– Big Apple (Théâtre de Paris – mise en scène Niels Arestrup)

– Chantier Chantecler (CNSAD mise en scène Xavier Gallais )

– Deconstructing Lora en collaboration avec l’artiste visuel Laurent Fiévet (Centre Photographique d’Ile de France/ Musée Picasso)

– Tripp (Festival Across 15 – co écriture avec le compositeur Jean Marc Chouvel et l’artiste visual Antoine Schmitt)

– Les Yeux Ouverts (Theatre Saint Maur) mise en scène Ludovic Kerfendal
– The Los Angeles Games Connection (Théâtre des Passerelles 91), collaboration avec l’artiste visuel Johanna Vaude et la chorégraphe, Stéphanie Roussel.

– orestexcerptsie (cnsad mise en scène xavier gallais )

– Do You Be chorégraphie de Nawal Lagraa

Maison de la Danse Lyon

– Le Cantique des Cantiques chorégraphie d’Abou Lagraa mise en scène Mikael Serre

(Maison de la Danse de Lyon, Grand Théâtre de Provence, Scène Nationale les Gémeaux, Théâtre National de Chaillot).

J.L. Dias

Jean Lionel Dias

Photographe

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Major de sa promotion à l’école de photographie, assistant de Louis Stettner, l’un des plus grands photographes américains du XXème siècle : à n’en pas douter Jean-Lionel Dias a été brillant tout au long de sa formation. Allait-il le rester une fois devenu photographe professionnel ? Assurément, la réponse est positive.

Sa manière de photographier les espaces. La mise en abîme des lignes de forces, des points de rupture et la beauté des architectures contemporaines qu’il photographie suffisent à nous en convaincre. Il faut regarder son travail sur la ville de New York pour voir à quel point l’éclairage de ses images constitue un « personnage » qui habite malicieusement le cadre pour lui donner vie.

Mais si les manières techniques de l’image contemporaine sont à sa mesure, Jean-Lionel Dias a placé l’Humain et ses déclinaisons au centre de son travail. Ses portraits en témoignent. Exercice participatif, travail de mémoire, témoignage sensible, scène de la vie quotidienne rythment sa production d’images au gré des voyages.

Ses paysages, la lumière laiteuse d’Anywhere – somewhere dégagent volontiers une atmosphère onirique. Et son soin de l’esthétisme nous emmène dans un univers irréel qui n’en oublie pas pour autant de mettre en lumières les abus de notre civilisation.

N. Horvath / Exposition – Brussels

DO NOT OPEN – 47 rue d’Albanie – Brussels 1060 – Belgium

23.06.2013 – 27.07.2013

Nicolas Horvath

avec une douceur de plus en plus caressante et empoisonnée

Influencée par la ‘white box’ lors de la rétrospective Dada que le Centre Pompidou avait présenté en 2005,
« avec une douceur de plus en plus caressante et empoisonnée » se présente comme une chambre
méditative. A la limite de la claustrophobie on retrouve tous les thèmes fort d’Horvath, d’immenses
dripping de sang, à mi chemin entre Clyfford Still et Hermann Nitsch, un espace refermé sur l’inconscient
de l’artiste fait de transes et de chaos.
L’espace de la galerie est complètement redéfini en un cube presque parfait , et donne l’impression au
spectateur d’être happé par l’oeuvre. Les murs, le plafond et le sol font parti intégrante de l’oeuvre et ce
dernier a été mis au niveau de la baie vitré et ainsi est au niveau du spectateur.

il y a de la peinture de sang sur tous les plans visibles. La raison est pour donner l illusion que le spectateur
de son point de vue ( derière la baie vitrée ) vive une immersion totale, que son regard ne trouve pas de
refuge, la toile (dans la forme d un cube parfait ) soit une expérience visuelle , mais aussi méditative
pourquoi le sang ? Pour les impressions qu il donne , le coté « sur-humain » , une substance forte en sens
et qui permet un travail sur sa propre matière bien plus intéressant que la peinture traditionnelle ( de part
sa façon de sécher et de se « conglomérer » , et des formes qu’il peut en naître, l’impression de travailler
avec son propre corps, la peinture devenant le prolongement de son propre corps.

Entretien avec Nicolas Horvath

La passion de l’Art m’est venu sur le tard. En effet en tant que compositeur et pianiste concertiste, et français de surcroit, une autre pratique artistique m’était en effet quasiment interdite.
Mon goût si particulier, n’est pas née d’une étude approfondie de l’Art et de sa technique, mais au contraire au hasard de mes voyages et au grès de l’évolution de ma carrière musicale.
De mon point de vue, mes principales influences viennent de deux artistes m’ayant particulièrement marqué : Hermann NITSCH et Clyfford STILL. Mais l’étincelle reste toujours musicale, ma première émancipation vient d’un compositeur visionnaire : Alexandre SCRIABINE.
Scriabine rêvait, comme une belle partie des compositeurs du XIXème, d’une oeuvre d’Art Total (le fameux Gesamtkunstwerk) le « Mystère » qui aurait amené l’univers dans une destruction et vers un nouvel age d’or. Si de nos jours on peut sourie de telles intentions, les moyens mis en oeuvre ont révolutionné la scène artistique : fusion entre l’orchestre et public et les danseurs, orgue de lumière et orgue de parfum…
Ainsi pour les 80 ans de la mort de Scriabine, Arté réalise un magnifique documentaire et vers la fin est interviewé Hermann Nitsch présentant son Orgien Mysterien Theatre et expliquant combien la vision de Scriabine avait pu l’influencer.
Pour la première fois je voyais un happening d’une telle ampleur et d’une telle portée, loin du grand guignol de fluxus.
La deuxième révolution se fit à la National Gallery de Washington DC. J’y allais pour admirer un Pollock et je fus complètement happé par 1951-N de Clyfford STILL. Pour la première fois, je ressentais la même chose que la musique, la chair de poule, ce sentiment d’être face à un miroir, que le moindre mouvement est inutile.
A ce moment là, je traversais pianistiquement une période difficile : la rencontre avec l’immense pianiste Bruno-Léonardo Gelber, qui allait devenir mon maitre, se passant à merveille, mais pour consolider mon jeux au piano, je devais ne plus donner de concerts ou passer de concours pendant 3 ans pour ne pas avoir la tentation du grand répertoire et me concentrer sur la technique.
Ne pouvant plus utiliser ce moyen d’expression, je commençais à composer de la musique électroacoustique : des paysages sonores (du dark ambient pour les puristes). Pour ce type de musique, la mode était au K7, et pour pousser le concept Scriabinien le plus loin possible (mes compositions étaient toujours sous son influence), je voulu donner à l’auditeur un support pour accompagner sa méditation lors de l’écoute de ma musique en créant une mini oeuvre d’art total.
En plus de la musique, j’y ajoutais trois autres sens : le toucher, la vue et l’odorat. Pour parvenir à mes fins, je réalisais sur les pochettes des dripping ensanglantés. Le matériel était unique : du sang de porc qui est bien plus proche de l’homme qu’on peut l’imaginer, et qui est le seul sang a garder une structure si particulière lors du séchage et dégage une odeur unique et forte.
Chaque sortie s’accompagnant de plus d’une centaine de pochettes (il y eut au moins une douzaine de k7 différentes, cela fait beaucoup de pochettes), j’acquis une certaine technique et pouvais réaliser de belles oeuvres, à mis chemin entre mes deux influences : Still et Nitsch.
Mes k7 ayant un beau succès et mon projet musical devenant ‘culte’ pour la scène underground, il me fallu quelques années pour comprendre que le public était bien plus intéressé par le fait d’avoir une « k7 ensanglantée » que toute la conception de l’oeuvre dans sa totalité.
Ainsi je mis fin à cette pratique et progressivement le passait sous silence, car entre temps j’avais fait mes premières armes de compositeur électroacoustique au conservatoire de Paris, et lors de différents concerts.
Entre temps je collaborais avec différents artistes tels que : Marc Dahan, Andréa Clanetti Santarossa, Michelange Moreno, Lyziane Potevin… les artistes vidéo Laurent Fiévet, Shantidas Riedacker, Olivier Forest… le poète surrealiste Kenji Siratori et ai eu l’honneur de réaliser le tout premier happening dans la Principauté de Monaco (invité par le galeriste Daniel Boéri) et de présenter une de mes oeuvres [Vexations 2.0] au Palais de Tokyo de Paris.

Nicolas Horvath